L’économie sociale et solidaire, l’économie de demain…

L’ESS (Economie Sociale et Solidaire) est connue de tous, mais qui sait réellement ce qui se cache derrière ce sigle ? Qu’est-ce qui fait que l’on est acteur ou non du monde de l’ESS ? Par Jean-baptiste PEROU, coordinateur de la vie politique du grand ouest - Biocoop SA.

L’apparition de l’économie sociale est souvent associée à la révolution industrielle du 19ème siècle. Les ouvriers commencent à s’organiser collectivement : les premières mutuelles, coopératives et associations voient le jour. Elles ont toutes pour caracté- ristique de ne pas viser l’enrichissement per- sonnel ou l’intérêt particulier mais plutôt de répondre à des besoins communs.

 

Dans les années 1970, marquées notamment par le chômage, les préoccupations environnementales, naît l’idée d’économie solidaire qui vise une forme d’intérêt général : partage des richesses, insertion, développement local, écologie… Les deux concepts seront réunis au début des années 2000 sous le terme d’économie sociale et solidaire. La loi dite Hamon de 2014 vient lui donner un cadre juridique et des moyens nouveaux. Jusqu’alors réservé aux coopératives, mutuelles et associations, le statut ESS est désormais accessible à des entreprises commerciales pour peu qu’elles apportent la preuve de leur utilité sociale, qu’elles mettent en place une gouvernance plus collective et qu’elles limitent leur lucrativité. De nouvelles sociétés adoptent ces statuts, et on assiste aux toutes premières transformations de sociétés existantes.

« Notre réseau de magasins Biocoop a pour objectif le développement de l’agriculture biologique dans un esprit d’équité et de coopération » et conclut que les magasins sont des « ... lieux d’échanges et de sensibilisation pour une consom’action responsable »

Le « labo de l’ESS », association qui vise à faire connaître et reconnaître l’ESS la définit ainsi : « L’Economie sociale et solidaire regroupe les structures qui reposent sur des valeurs et des principes communs : utilité sociale, coopération, ancrage local adapté à chaque territoire et à ses habitants. Leurs activités visent le partage et la solidarité pour une économie respectueuse de l’homme et de son environnement ». En 1986, lorsque 45 coopératives de consommateurs décident de créer Biocoop sous forme d’association puis de coopérative, le réseau se situe immédiatement dans le champ de l’ESS. La charte du mouvement précise « Notre réseau de magasins Biocoop a pour objectif le développement de l’agriculture biologique dans un esprit d’équité et de coopération » et conclut que les magasins sont des « … lieux d’échanges et de sensibilisation pour une consom’action responsable ». Sa gouvernance, très atypique, réunit des sociétaires magasins, producteurs, salariés et consommateurs autour d’un projet commun : le développement durable d’une agriculture bio paysanne de proximité. Le commerce est conçu comme un moyen au service des femmes et des hommes, et non l’inverse.     Les 600 magasins Biocoop en France sont les premiers acteurs de ce projet par leur ancrage local. Tous les statuts juridiques co- habitent dans notre réseau de magasins indépendants : coopératives, SCOP, associations, SARL ou SAS. Ces 2 derniers statuts ne font pas partie des structures reconnues comme appartenant à l’économie sociale et solidaire mais plusieurs magasins engagent leur transformation. C’est le cas des magasin Biocoop Maison Biologique Douarnenez et Audierne. Romuald GARNIER réalise au passage la première transformation de SARL en SARL ESS dans la région. Le magasin Biocoop Maison Biologique à Audierne a pour sa part été directement créée sous ce format.     Quels que soient leurs statuts, tous les magasins sont reliés par une série d’engagements décidés ensemble au fil des années : 100% bio, priorité au local, au commerce équitable (près du quart des ventes), refus des OGM, prix justes, lutte contre le suremballage en développant le vrac, pas de transport par avion, soutien de partenaires militants lo- caux ou nationaux… Aujourd’hui plus que jamais, Biocoop confirme son engagement dans la Bio et dans l’ESS. Pierrick De Ronne, président de Biocoop, le réaffirme régulièrement : efficience économique et économie sociale et solidaire ne peuvent aller l’une sans l’autre. Les sociétaires Biocoop sont convaincus qu’il s’agit de l’économie de de- main !
Economie sociale et solidaire

« Notre réseau de magasins Biocoop a pour objectif le développement de l’agriculture biologique dans un esprit d’équité et de coopération » et conclut que les magasins sont des « ... lieux d’échanges et de sensibilisation pour une consom’action responsable »

Le « labo de l’ESS », association qui vise à faire connaître et reconnaître l’ESS la définit ainsi : « L’Economie sociale et solidaire regroupe les structures qui reposent sur des valeurs et des principes communs : utilité sociale, coopération, ancrage local adapté à chaque territoire et à ses habitants. Leurs activités visent le partage et la solidarité pour une économie respectueuse de l’homme et de son environnement ». En 1986, lorsque 45 coopératives de consommateurs décident de créer Biocoop sous forme d’association puis de coopérative, le réseau se situe immédiatement dans le champ de l’ESS. La charte du mouvement précise « Notre réseau de magasins Biocoop a pour objectif le développement de l’agriculture biologique dans un esprit d’équité et de coopération » et conclut que les magasins sont des « … lieux d’échanges et de sensibilisation pour une consom’action responsable ». Sa gouvernance, très atypique, réunit des sociétaires magasins, producteurs, salariés et consommateurs autour d’un projet commun : le développement durable d’une agriculture bio paysanne de proximité. Le commerce est conçu comme un moyen au service des femmes et des hommes, et non l’inverse.     Les 600 magasins Biocoop en France sont les premiers acteurs de ce projet par leur ancrage local. Tous les statuts juridiques co- habitent dans notre réseau de magasins indépendants : coopératives, SCOP, associations, SARL ou SAS. Ces 2 derniers statuts ne font pas partie des structures reconnues comme appartenant à l’économie sociale et solidaire mais plusieurs magasins engagent leur transformation. C’est le cas des magasin Biocoop Maison Biologique Douarnenez et Audierne. Romuald GARNIER réalise au passage la première transformation de SARL en SARL ESS dans la région. Le magasin Biocoop Maison Biologique à Audierne a pour sa part été directement créée sous ce format.     Quels que soient leurs statuts, tous les magasins sont reliés par une série d’engagements décidés ensemble au fil des années : 100% bio, priorité au local, au commerce équitable (près du quart des ventes), refus des OGM, prix justes, lutte contre le suremballage en développant le vrac, pas de transport par avion, soutien de partenaires militants lo- caux ou nationaux… Aujourd’hui plus que jamais, Biocoop confirme son engagement dans la Bio et dans l’ESS. Pierrick De Ronne, président de Biocoop, le réaffirme régulièrement : efficience économique et économie sociale et solidaire ne peuvent aller l’une sans l’autre. Les sociétaires Biocoop sont convaincus qu’il s’agit de l’économie de de- main !

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